Jeudi 5 novembre 2009


Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Segond 1910. Alliance Biblique Universelle. 

 

Avant Son ascension vers les cieux, alors que se terminait Son ministère terrestre, le Seigneur Jésus Christ demanda à Ses disciples - et par conséquent à nous également - d’œuvrer à la mission suivante :

 

19Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, 20et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. (Matthieu 28 : 19-20)

 

Les disciples de Jésus Christ ont ainsi un travail bien précis à accomplir et une formidable obligation pour laquelle œuvrer. Ils ont à partager le message de la Bonne Nouvelle du Royaume à toutes les nations et doivent également enseigner à respecter et à observer les commandements de Dieu. Ils doivent pratiquer le rite qui leur fut donné par Jésus, à savoir celui du baptême par immersion, « les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Jésus montra l’exemple en se faisant Lui-même baptiser par Jean le Baptiste dans le Jourdain. Les cérémonies ou ordonnances que Jésus Christ nous enseigna sont celles du Repas du Seigneur et de l’Ablution des pieds. Très clairement, il énonça que ces commandements devaient être observés : « faites ceci en mémoire de moi. » et « car je vous ai donné un exemple pour que vous fassiez comme je vous ai fait. » (Luc 22 : 19 et Jean 13 : 15). Le jour que Jésus nous enseigna à observer est celui du Sabbat. Par Son exemple, il nous enseigna comment garder le Sabbat d’une façon qui convienne à Dieu - en se reposant, louant Dieu et en faisant du bien en ce jour. Le Sabbat du septième jour est un jour spécial dédié au Seigneur ; ainsi il est écrit :

 

de sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. (Marc 2 : 28)

 

Ce sont les seuls rites et les seules cérémonies qui furent directement commandées par Jésus. Il est également nécessaire de remarquer que Jésus respecta les commandements de Dieu tout au long de sa vie tel qu’il nous l’est rapporté dans le récit des quatre évangiles. Jésus déclara lui-même :

 

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. (Jean 15 : 10)

 

Puisque Jésus nous demande de le suivre et de vivre selon son exemple, il est donc normal que nous soyons également responsables de suivre les commandements de Dieu.

 

La question bien spécifique qui se pose donc à nous est la suivante : Quels jours spéciaux ou quelles fêtes Dieu commanda-t-il aux chrétiens d’observer?

 

Qu’en est-il des jours traditionnellement fêtés par l’Église?

 

Dieu ou Jésus demandèrent-ils aux chrétiens à aucun moment de commémorer la naissance de Christ? Existe-il des instructions ou exemples pour la commémoration de la résurrection de Christ, ainsi que pour la période de 40 jours de jeûne qui précède une telle commémoration? Trouve-t-on des instructions bibliques demandant d’observer le premier jour de la semaine au lieu du septième comme un jour mis à part par Dieu? La réponse à toute ces questions est la même, et c’est la suivante : « Non. » Le respect de ces jours par la plus grande partie des églises actuelles ne trouvent pas son origine dans la Bible, mais dans des pratiques païennes qui prévalaient avant l’essor du christianisme tel qu’on le connaît désormais. Les chrétiens qui s’attachent à suivre la Bible, et seulement la Bible, n’ont nul raison d’observer des jours dont la Bible ne commande pas l’observance.

 

Qu’en est-il des fêtes annuelles d’Israël?

 

Nous en arrivons au sujet spécifique de cette étude. Nous pouvons nous mettre d’accord et affirmer que la Bible n’enseigne pas, et que, par conséquent, les chrétiens ne devraient pas observer les célébrations d’origine païennes. Nous pouvons nous mettre d’accord autour de la validité de l’observance du Sabbat le septième jour de la semaine. Mais, qu’en est-il donc des festivités annuelles qu’il fut commandé à Israël d’observer? Certains étudiants de la Bible affirment que Dieu commanda à Israël sept jours ou périodes de jours chaque année dans l’Ancien Testament, que ces jours ont été transféré à l’ère chrétienne et qu’ainsi les chrétiens devraient pratiquer et enseigner l’observance de ces festivités.

 

Dans l’étude qui suit, nous allons démontrer à partir de la Bible que 1) il avait été commandé à Israël d’observer trois « fêtes » annuelles - chacune pour une période de temps bien précise - et deux autres jours spécifiques, chacun avec une signification particulière; et que 2) pas une seule de ces fêtes annuelles ou jours spécifiques n’a à être observé par les chrétiens aujourd’hui. Il n’existe pas dans la Bible de récit formel de chrétiens ayant observés ces festivités annuelles depuis la mort de Christ, et il n’existe pas non plus dans la Bible une liste d’instructions permettant de savoir comment les chrétiens devraient célébrer ces festivités. Il est extrêmement important, que nous, en tant que chrétiens, soyons fidèles aux commandements de Dieu, mais il est également important que nous sachions nous réfréner d’enseigner comme un devoir sacré tout chose que Dieu ne nous a pas enseigné ou nous a strictement interdit d’observer.

 

La Pâque et la Fête du Pain Sans Levain

 

Le premier des jours annuels qu’il fut demandé à Israël d’observer est celui de la Pâque, accompagnée de la Fête du Pain Sans Levain. Cette fête est pour la première fois donnée à Israël dans le douzième chapitre du livre de l’Exode, à l’époque où Israël quittait le pays d’Égypte. Nous trouvons ici les prémices des lois que Dieu donna par Moïse. Certains ont dit que ces instructions furent donnés « bien longtemps avant la loi de Moïse ». En fait, ces commandements concernant la Pâque furent donnés seulement trois mois avant qu’Israël ne parvienne au Mont Sinaï où furent donnés les Dix Commandements ainsi que les lois additionnels par le biais de Moïse (voir Exode 19 : 1-3). Certains ont ainsi essayé de faire une distinction, disant que seulement ce que Dieu avait donné par Moïse à un certain moment précis constituait la Loi de Moïse. Mais Dieu nous montre très clairement que TOUT ce qu’Il donna dans sa forme original PAR MOÏSE est la Loi de Moïse. Notez la distinction claire qui est faite dans le passage suivant :

 

Je ne ferai plus errer le pied d'Israël hors du pays que j'ai donné à ses pères, pourvu seulement qu'ils aient soin de mettre en pratique tout ce que je leur ai commandé et toute la loi que leur a prescrite mon serviteur Moïse. (2 Rois 21 : 8)

 

Le douzième chapitre du livre de l’Exode donne les commandements liés à la Pâque et à la Fête du Pain Sans Levain - donnés par Moïse. En Lévitique 23, ces lois sont répétées, et de nouveau en Deutéronome 16, nous trouvons les mêmes lois concernant les jours de fêtes donnés par Moïse. Avant que n’advienne le sacrifice de Jésus Christ, le peuple de Dieu était justifié et considéré droit aux yeux de Dieu, en obéissant à la Loi de Moïse. L’un des derniers versets des écritures hébraïques appelle Israël à se souvenir « de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j’ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances » (Malachie 4 : 4). Il n’y a par contre pas de justification complète et de salut réel dans la pratiques des ordonnances de la Loi de Moïse (ou Livre de la Loi), pas plus qu’il y en a aujourd’hui en adhérant uniquement aux commandements de Dieu. Le peuple des fidèles avant Christ devaient tout d’abord accepter le Messie comme le Sauveur promis, comme nous devons nous même L’accepter comme celui qui vint, mourut et versa Son sang pour les péchés du monde. Respecter la loi sans avoir accepté Christ ne nous permettra ni d’être justifiés, ni d’obtenir le Salut. La lecture du passage suivant des écritures l’exprime de façon très claire :

 

et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. (Actes 13 : 39)

 

La partie de la Loi de Moïse dans laquelle nous trouvons la première description de la Pâque et de la Fête des Pains Sans Levain trouve son origine en Égypte. La raison en est que c’est en Égypte que prirent place les évènements que commémorent le Pâque et la Fête des Pains Sans Levain. La première Pâque fût célébré par le sacrifice d’un agneau et un repas composé de la chair de l’agneau sacrifié, de pain sans levain et d’herbes amères, et c’est ainsi qu’elle continua d’être enseignée et célébrée tout au long de l’histoire d’Israël. Cependant, la Fête des Pains Sans Levain, qui devait suivre immédiatement la Pâque, ne put être célébré de façon appropriée la première fois. Le premier jour de la fête, qui se trouvait être le 15 du mois de Nisan dans le calendrier hébreu, devait être une « sainte convocation ». Notez ce qu’il en est dit dans le livre de l’Exode :

 

Le premier jour, vous aurez une sainte convocation; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là; vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne. (Exode 12 : 16)

 

Ainsi le 15 de Nisan devait être un sabbat, durant lequel le peuple d’Israël ne devait pas travailler. Mais, c’est justement ce jour que la nation d’Israël commença son périple qui devait la mener hors d’Égypte. Cela impliquait donc une somme d’effort et de travail considérable. Israël cependant ne brisait pas les commandements de Dieu, puisque que la fête fut donnée comme une commémoration des évènements qui advinrent en ce jour bien précis et, ainsi, ne pouvait être observé de façon appropriée avant le premier anniversaire de cette fuite d’Égypte. De la même façon, les autres aspects de cette commémoration ne furent pas observés  cette première fois. Ces autres aspects étant les sacrifices qui étaient partie intégrante de cette commémoration.

 

Les Sacrifices de la Pâque et de la Fête des Pains Sans Levain

 

En Lévitique 23, là où Dieu donna, par Moïse, les instructions complètes pour célébrer ces fêtes annuels d’une manière qui plaise à Dieu, voilà comment il est décrit que devrait être observée la Fête du Pain Sans Levain :

 

7Le premier jour, vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile. 8Vous offrirez à l'Éternel, pendant sept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile. (Lévitique 23 : 7,8)

 

La Pâque et la Fête du Pain Sans Levain font partie originalement de la Loi de Moïse et ont été donnés en mémorial de la fuite d’Israël hors d’Égypte (Exode 12 : 14,17). Parmi les obligations requises pour la célébration de cette fête, il y a le sacrifice d’un agneau et des sacrifices consumés par le feu. Ainsi, puisque Christ a accompli le sacrifice définitif, les chrétiens ne sont plus tenus d’observer la Pâque et la Fête du Pain Sans Levain.

 

La Fête de la Pentecôte

 

La fête annuelle suivante que Dieu donna par Moïse en Lévitique 23 est la Pentecôte, ou Fête des Semaines. L’instruction concernant cette fête était la suivante :

 

Parle aux enfants d'Israël et tu leur diras: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. (Lévitique 23 : 10)

 

Très clairement, la Fête des Semaines ne fut pas célébré avant que le peuple d’Israël est vécu suffisamment longtemps au pays de Canaan pour planter et récolter la gerbe, prémices de la moisson, c’est-à-dire, à peu près quarante ans après que ne furent donnés les instructions pour cette fête. L’observance de la Fête de la Pentecôte coïncidait avec l’arrivée du peuple hébreu en Terre Promise et des récoltes qui allaient en découler. Il n’y a pas d’autre façon par laquelle cette fête pouvait être observée.

 

Lorsqu’enfin cette fête fut célébrée au pays de Canaan, la célébration en impliquait de nombreux sacrifices particuliers. Ces sacrifices n’étaient pas seulement des sacrifices tels que l’on en pratiquait tout au long de l’année, mais était bien particuliers. Notez les instructions détaillées en Lévitique 23 : 12-20. Il s’agit d’une énumération qu’il serait trop long de détailler ici, mais lisez-la et remarquez ce qu’il était nécessaire de faire afin de célébrer cette fête d’une manière appropriée. Il n’y a nulle instruction nous permettant de penser que cette fête pourrait être célébrée d’une autre façon. Célébrer la Pentecôte d’une quelconque autre façon, ce serait ajouter à la Parole de Dieu ce qui n’y est pas et la Bible condamne cela très clairement (voir Proverbes 30 : 6 et Apocalypse 22 : 18).

 

Qu’en est-il de la signification de ces fêtes aujourd’hui?

 

Les personnes qui aujourd’hui enseignent que les chrétiens devraient célébrer ces fêtes, tout en ne pratiquant pas les sacrifices et les autres instructions commandés, prêchent que ces fêtes sont des archétypes du plan de salut pour l’humanité. Ces personnes s’efforcent donc de donner une explication détaillée de ce qu’ils pensent que la Pentecôte et les autres fêtes sont censées représenter. Mais aucune de ces explications ne se trouvent dans la Bible. Toutes ces théories sont le fruit de leur propre imagination. Ces théories peuvent sembler bonnes et plausibles et, après qu’une personne est convaincue de leurs validités, elle justifiera de cette façon son désir de célébrer ces fêtes. Mais un faux raisonnement bâtit sur un autre faux raisonnement ne fait rien d’autre que de rendre ce faux raisonnement plus illogique encore. Notre foi et notre pratique devrait se baser sur les commandements et l’exemple de Christ, non pas sur des explications inventées par l’être humain. La Bible ne donne pas d’indication permettant de faire une quelconque interprétation du sens à donner à la fête de la Pentecôte. Le travail missionnaire de la Bonne Nouvelle du Royaume telle qu’il fut accompli par les apôtres commence en ce jour-là certes ; C’est-ce que nous relate le livre des Actes au chapitre 2. Cela pourrait sembler correspondre à la « gerbe, prémices de la moisson ». Cependant, cette première gerbe était apportée au sacrificateur au début de la période de cinquante jours, c’est-à-dire cinquante jours avant le jour de la Pentecôte. En ce jour de la Pentecôte, deux pains cuits avec les grains de la première récolte de l’année, devaient être offerts en même temps que sept agneaux, un jeune taureau et deux béliers et accompagnés des offrandes et de la libation ordinaire. Après cela, un bouc et deux agneaux d’un an étaient encore sacrifiés - tout ça, au jour de la Pentecôte. S’il s’agissait d’une quelconque manière d’un type représentant les débuts du travail missionnaire de l’église apostolique, alors cela s’est accompli et s’est achevé. Quand l’ombre de ce qui devait s’accomplir est parvenu à son objectif, alors le but est atteint et l’ombre perd sa raison d’être.

 

Il a été dit par certains que les 120 disciples dans la chambre haute étaient en train d’observer et de célébrer la Pentecôte. Jésus leur avait recommandé de ne pas s’éloigner de Jérusalem jusqu’à ce qu’ils aient reçu ce que le Père leur avait promis (Actes 1 : 4). Ce que l’on sait donc c’est qu’ils se trouvaient dans la chambre haute « tous d’un commun accord », là où « ils se tenaient d’ordinaire » (Actes 1 : 13-14). Il n’y a pas d’indication permettant de penser que, d’une quelconque façon, ils célébraient la Pentecôte. Pourquoi l’Esprit Saint fut-il envoyé en ce jour précis? Il semble très probable que la raison en soit la présence de nombreux juifs rassemblés à Jérusalem pour célébrer la Fête des Semaines, cela procurait aux apôtres une opportunité rêvée pour témoigner de Jésus Christ. Il n’y a certainement rien dans la description que nous fait le livre des Actes qui indique que les apôtres portaient alors une attention spécial à ce jour ou encore que les chrétiens devraient observer la Pentecôte d’une quelconque façon.

 

Le Son des Trompettes

 

En Lévitique 23 : 23-25, nous lisons ce qui suit :

 

23L'Éternel parla à Moïse, et dit: 24Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. 25Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. (Lévitique 23 : 23-25)

 

Voilà tout ce qui nous est dit de ce jour particulier dans le calendrier religieux du peuple d’Israël. Bien que ce jour soit cité parmi les fêtes d’Israël de Lévitique 23, ce jour n’est pas officiellement appelé une fête dans ce passage, ni à aucun autre endroit dans la Bible. Il s’agissait de l’un des jours de sabbats annuels, mais il ne peut être compris comme étant un jour de fête. Apparemment, il s’agit d’attirer l’attention du peuple hébreu et de le préparer au Jour des Expiations. Si les chrétiens doivent célébrer ce Jour des Expiations, alors il y aurait une raison pour célébrer également cette « sainte convocation » au « son des trompettes ».

 

Le Jour des Expiations

 

Un des jours les plus importants du calendrier religieux hébraïque en Israël était le Jour des Expiations. Ce jour n’est ni appelé une fête, ni appelé un jour de jeûne, mais simplement une « sainte convocation » ou un sabbat.

 

26L'Éternel parla à Moïse, et dit: 27Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations: vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. […] 32Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes; dès le soir du neuvième jour jusqu'au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat. (Lévitique 23 : 26-27, 32)

 

Peu de description nous est faite dans ce passage du Jour des Expiations. Au verset 28, le but de cette sainte convocation nous est mentionné comme étant celui d’un jour d’expiations pour le peuple de Dieu devant son Créateur, mais il ne nous est pas donné plus de détails. Des détails précis concernant la façon dont est observé ce jour, et les activités spécifiques qui y sont associées, nous sont donnés plus tôt en Lévitique 16. Nous apprenons alors que le Jour des Expiations était le jour de l’année où le Grand Prêtre entrait dans le Saint des Saints du tabernacle ou du temple. Il entrait dans cette pièce trois fois : la première fois, avec de la fumée d’encens dont il couvrait le propitiatoire; deuxièmement,  avec le sang d’un taureau avec lequel il aspergeait le propitiatoire en expiation pour ses propres péchés; et, enfin, avec le sang d’un bouc avec lequel il aspergeait le propitiatoire en expiation pour les péchés du peuple d’Israël. Après cela, le Grand Prêtre confessait  les péchés du peuple d’Israël en apposant ses mains sur la tête d’un bouc vivant, et ce bouc était chassé et envoyé dans le désert.

 

Le Grand Prêtre remplissait cette charge unique chaque année, durant le Jour des Expiations, quand Israël adorait Dieu au tabernacle et, plus tard, au temple.

 

La Signification du Jour des Expiations d’un point de vue chrétien

 

Le Jour des Expiations et les pratiques spécifiques associés à ce jour était caractéristiques de l’expiation que Jésus a accomplit plus tard pour nos péchés par Sa mort sacrificielle et Son ascension au ciel. Il s’agit de l’un des symboles les plus clairement et pleinement expliqué dans la Bible. Il n’est nul besoin d’essayer de forger une théorie pour essayer de trouver une explication valable à ce symbole, la Bible nous en donne la pleine signification. L’explication se trouve dans le Lettre aux Hébreux aux chapitres 9 et 10. Au chapitre 9, nous avons une description du tabernacle comprenant le Lieu Saint et le Saint des Saints, ainsi qu’une description de l’Arche de l’Alliance et d’autres mobiliers sacrés. Le service religieux du Jour des Expiations est minutieusement décrit. Nous lisons:

 

7et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu'il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. 8Le Saint Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. 9C'est une figure pour le temps actuel, où l'on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, (Hébreux 9 : 7-9)

 

Dans ce passage, la Bible réfère à ces évènements comme étant au passé et nous apprend qu’il s’agissait d’une figure pour les temps actuels, indiquant ainsi qu’il n’est désormais plus nécessaire de pratiquer ce service religieux. Avançant plus loin dans l’explication, la Bible nous dit :

 

12et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. […] 25Et ce n'est pas pour s'offrir lui-même plusieurs fois qu'il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger; 26autrement, il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seul fois pour abolir le péché par son sacrifice. (Hébreux 9 : 12, 25-26)

 

Si nous lisons le chapitre 10, nous trouverons expliqué plus loin que les cérémonies et les sacrifices qui étaient accomplis lors du Jour des Expiations ont été exécutés une fois pour toute au travers du sacrifice de Jésus Christ. Le Jour des Expiations a trouvé son accomplissement en Christ et il n’y a nulle part des instructions nous laissant croire que nous devrions commémorer cet évènement par l’observance d’un sabbat annuel en ce jour.

 

Du soir du neuvième jour jusqu’au soir suivant

 

Dans la description qui nous est faite du Jour des Expiations en  Lévitique 23 : 32, nous trouvons l’instruction qui nous permet de savoir qu’un sabbat devrait être observés du soir jusqu’au soir suivant. Les observateurs du Sabbat utilisent en général ce passage comme étant l’une des références bibliques qui nous enseigne la période de temps que doit couvrir le Sabbat du septième jour. Mais puisque le verset dans lequel on trouve cette référence fait allusion au Jour des Expiations comme étant un sabbat, certains ont décrété qu’il était incohérent d’utiliser ce passage pour le Sabbat du septième jour et de ne pas également observer le Jour des Expiations. Il s’agit d’une extrapolation. En effet, nous avons clairement vu ce que représentait ce jour en particulier et comment il a été pleinement accompli par le sacrifice de Jésus. Toute observance de ce jour serait désormais dénuée de toute valeur et un déni de l’expiation complète des péchés réalisée en Christ. Le fait cependant que, lorsque ce jour était en usage, il devait être observé du « soir jusqu’au soir suivant », nous donne une information précieuse nous permettant de comprendre quand commence et quand se termine le Sabbat du septième jour dont la pratique est encore d’actualité pour nous aujourd’hui.

 

La Fête des Tabernacles

 

La Fête des Tabernacles est pour la première fois mentionnées dans la Bible, bien que n’étant pas désignée par ce nom, en Exode chapitre 23 :

 

14Trois fois par année, tu célébreras des fêtes en mon honneur. 15Tu observeras la fête des pains sans levain; pendant sept jours, au temps fixé dans le mois des épis, tu mangeras des pains sans levain, comme je t'en ai donné l'ordre, car c'est dans ce mois que tu es sorti d'Égypte; et l'on ne se présentera point à vide devant ma face. 16Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs; et la fête de la récolte, à la fin de l'année, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail. (Exode 23 : 14-16)

 

Que la dernière des fêtes mentionnée dans ce passage de la Bible, appelée ici la Fête de la Récolte, soit également la Fête des Tabernacles est évident à la lecture du livre de Lévitique au chapitre 23.

 

33L'Éternel parla à Moïse, et dit: 34Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Éternel, pendant sept jours. […] 39Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Éternel, pendant sept jours: le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. (Lévitique 23 : 33-34, 39)

 

En comparant ces deux passages, d’Exode et de Lévitique, nous voyons qu’il s’agit d’une forme d’action de grâce qui clôture la période de la moisson. Cette fête était donc à la fois la Fête de la Récolte et la Fête des Tabernacles et commémorait la bénédiction de Dieu qu’était la moisson, mais commémorait également le temps passé par Israël dans le désert, habitant sous des tentes.

 

40Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l'Éternel, votre Dieu, pendant sept jours. […] 42Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, 43afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. (Lévitique 23 : 40, 42-43)

 

Elle ne fut pas célébrée pendant quarante ans

 

Nous avons remarquée que la Fête de la Pentecôte ne devait pas être pratiquée avant que la nation d’Israël arrive en Terre Promise et ait récoltée sa première moisson (Lévitique 23 : 10). Bien que n’étant pas spécifiquement mentionné, c’est évidemment vrai de la Fête des Tabernacles également. Il s’agissait de la Fête de la Récolte et la nation d’Israël ne moissonna pas sa première récolte avant qu’elle n’ait accédé au pays de Canaan.

 

Cette fête était également une commémoration des campements provisoires d’Israël dans le désert. Israël ne pouvait pas commémorer cet évènement alors qu’il était encore en cours, mais, bien plutôt, après que ce passage par le désert ait pris fin.

 

Il n’est nulle part fait rapport d’une façon ou d’une autre par laquelle la nation d’Israël eut pu célébrer la Fête de la Pentecôte ou la Fête des Tabernacles d’une façon spirituelle avant qu’elle n’arrive au pays de Canaan et récolte sa première moisson.

 

La Pentecôte était une fête d’action de grâce ayant l’objectif bien précis de louer et remercier Dieu pour les prémices de la moisson. En Palestine, les prémices de la moisson étaient récoltés une cinquantaine de jours après la Pâque, c’était donc le moment où cette fête devait être célébrée. Ceci ne devait avoir et avait un sens, qu’aussi longtemps que le culte au Dieu d’Israël était rendu au temple à Jérusalem. Ainsi, les prémices devaient être récoltées à la date de la pentecôte. Mais, la bonne nouvelle du Royaume est pour la terre entière, et le culte rendu à Dieu n’est plus centré au temple en Palestine. La récolte des prémices de la moisson prend place à des moments très différents tout autour du globe. Par conséquent, une fête célébrant les prémices de la moisson ne peut se tenir au même moment de l’année partout dans le monde. Nous comprenons pourquoi cette célébration prit fin quand Jésus, par sa mort, mis un terme aux services du temple à Jérusalem, comme lieu d’adoration. La même chose est vraie en ce qui concerne la Fête des Tabernacles qui commémorait la fin de la moisson. Il ne serait pas possible de commémorer la fin de la moisson au même moment de l’année en Palestine, en Afrique, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ces fêtes étaient à célébrer pour Israël en Palestine. Leur but fut atteint lorsque Christ mourut au poteau d’exécution et que la bonne nouvelle commença à se répandre sur la terre entière.

 

Fut-il demandé de célébrer ces fêtes pour toujours?

 

 Certains se contentent de dire que peu importe quand et à qui ces fêtes furent données, peu importe quel en était le sens, Dieu, selon eux, aurait dit que ces fêtes devaient être célébrés pour toujours, ceci signifiant alors aussi longtemps que ce monde perdure, si ce n’est même au-delà. Portons bien attention aux textes où il en est fait mention. En Lévitique 23, nous pouvons en trouver mention aux versets 14, 21, 31 et 41. Dans chaque cas, il est écrit :

 

C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. 

 

Notez bien comment il est clairement établi à chaque fois, que ces célébrations étaient pour les descendants d’Israël - ceux dont les aïeuls avaient été libérés de l’esclavage en Égypte. Ces fêtes étaient tout spécialement données à la nation d’Israël et devaient durer aussi longtemps que dureraient les sacrifices et les services du tabernacle (ou du temple). Le chapitre suivant de Lévitique le démontre aisément. Concernant le chandelier qui est dans le lieu saint, voilà ce qu’il est écrit :

 

2Ordonne aux enfants d'Israël de t'apporter pour le chandelier de l'huile pure d'olives concassées, afin d'entretenir les lampes continuellement. 3C'est en dehors du voile qui est devant le témoignage, dans la tente d'assignation, qu'Aaron la préparera, pour que les lampes brûlent continuellement du soir au matin en présence de l'Éternel. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants. (Lévitique 24 : 2-3)

 

Notez bien, qu’il s’agissait également d’une loi perpétuelle pour vos descendants. Ce sont exactement les mêmes termes qui sont utilisés pour parler de la célébration des jours de fête de la nation d’Israël. Dieu n’avait cependant pas l’intention de voir les lampes sur chandelier brûler après que le sanctuaire ait cessé d’exister. La lettre de Paul aux Hébreux affirme de façon définitive, que le tabernacle, ou sanctuaire, faisait partie de l’Ancien Testament et il qu’il était une figure qui devait durer seulement jusqu’à la mort sacrificiel de Christ. Quand Jésus Christ est mort, Dieu permit que fût déchiré le voile du temple qui séparait le Lieu Saint du Lieu Très Saint. Il nous était ainsi signifié que les services devant être accomplis au temple n’avaient plus de raison d’être. (Voir Matthieu 27 : 51 et Hébreux 9 : 1-12).

 

Si donc la phrase « C’est une loi perpétuelle pour vos descendants » signifie jusqu’à la mort de Christ au chapitre 24 et au verset 3 de Lévitique, alors la même phrase signifiera la même chose dans les versets précédents au chapitre 23. En d’autres mots, de la même façon que le chandelier aura eut une signification et aura été utile jusqu’à la mort de Christ, les jours de fête se seront perpétués jusqu’à la mort du Messie. Tout deux ayant été commandé comme étant une loi perpétuelle pour vos descendants.

 

La traduction  qui nous en est donnée dans la version établie par J.N. Darby est la suivante :

 

[c’est] un statut perpétuel en vos générations (Lévitique 24 : 3)

 

Il est intéressant de noter que le mot génération, tel qu’utilisé dans ce verset, est traduit du mot hébreux signifiant : un âge, une génération (une période de temps), ou encore une génération (ceux qui vivent pendant une période de temps). Il s’est bien passé une période de temps entre l’époque de la fondation d’Israël au travers de Jacob, jusqu’au jour où le peuple hébreux fut dispersé et que sa liberté de culte ainsi que de se gouverner lui-même lui fût retirée.

 

Il a été noté plus tôt que ce fut la nation d’Israël au sens physique du terme qui fut délivrée d’Égypte. Les fêtes de la Pâque et du Pain Sans Levain devaient être observées par eux en commémoration de leur libération du pays de l’esclavage.

 

Cependant, nul ancêtre des Chinois, des Japonais, des Indiens, etc. ne fût délivré du pays d’Égypte, et tout ces peuples ont maintenant été rendu capable de devenir chrétiens et ainsi de devenir des enfants de Dieu et d’obtenir le salut en Jésus Christ. Comment ces peuples donc, qui font partie du plan de salut orchestré par Dieu, pourrait-il célébrer leur délivrance ou la délivrance d’Égypte de leurs ancêtres en célébrant d’une façon ou d’une autre les jours autrefois mis à part pour la célébration de ces fêtes? C’est impossible.

 

Aujourd’hui nous sommes tous unis en Jésus Christ. Dieu ne fait plus la différence (1 Corinthiens 12 : 13; Romains 10 : 12; Galates 3 : 28 et Colossiens 3 : 11). Tous peuvent désormais adorer Dieu de la même façon. Tout les croyants célèbrent désormais leur libération du péché (en Christ) en commémorant Sa mort par le partage des symboles de Son corps brisé et de Son sang versé, et ceci lors du service annuel du Repas du Seigneur.

 

Ceci met-il également fin au Sabbat?

 

Quand est-il de la remarque, selon laquelle les arguments avancés pour démontrer que les jours de fêtes n’ont plus cours depuis le sacrifice de Jésus, prouveraient également que le sabbat du septième jour n’a plus lieu d’être? Le livre de l’Exode chapitre 31 verset 13 ne dit-il pas que le Sabbat devait être observé par Israël « parmi vos descendants »? Si cela signifie seulement jusqu’à la mort de Christ, cela ne signifie-t-il pas que la nécessité de l’observance du Sabbat a pris fin avec la mort de Jésus Christ?

 

Ce serait effectivement vrai s’il s’agissait ici seulement de tout ce qui nous est dit au sujet de l’observance du Sabbat ! Mais il ne s’agit ici que d’une partie de ce qui nous en est dit. La nation d’Israël devait garder le Sabbat pendant tout la période où elle devait célébrer les jours de fête, c’est-à-dire parmi vos descendants (verset 13). Mais, alors que c’est tout ce qui nous est dit concernant la période de temps durant laquelle la nation d’Israël devait célébrer les jours de fête, notez bien ce qui est dit plus loin concernant la période de temps durant laquelle le Sabbat devait être célébré :

 

Les enfants d'Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une ALLIANCE PERPETUELLE. (Exode 31 : 16).

 

Les générations qui furent celle de la nation d’Israël au sens physique eurent une fin. Mais l’alliance perpétuelle a perduré comme « un signe qui devra durer à perpétuité ». Le Sabbat fut donné au peuple de Dieu avant que ne fut fondée la nation d’Israël, au moment même de la Création. Le Sabbat fut donné à la nation d’Israël comme étant le peuple de Dieu en leur temps. Le Sabbat est désormais offert à tous ceux qui, en Jésus Christ, sont des enfants d’Abraham, de l’Israël spirituelle. L’alliance perpétuelle continue. Il n’en a jamais été dit de même au sujet de la célébration des jours de fête donnés à la nation d’Israël. Il est incohérent d’affirmer que les jours de fête et le sabbat du septième jour doivent être considérés de la même façon et devraient perdurer ou prendre fin ensemble.

  

Les Jours de Fête célébrés avec des  Sacrifices Consumés par le Feu

 

Les études bibliques démontrent que TOUTES les fêtes spéciales et TOUT les sabbats annuels étaient célébrés avec des sacrifices consumés par le feu, tout particulièrement en ces jours de fêtes précis. Dans le système cérémoniel tel qu’il était en place dans la loi mosaïque, il y avait des sacrifices quotidiens offerts au matin et au soir de chaque jour. Notez ce qu’il en est dit dans le livre de l’Exode :

 

38Voici ce que tu offriras sur l'autel: deux agneaux d'un an, chaque jour, à perpétuité.  39Tu offriras l'un des agneaux le matin, et l'autre agneau entre les deux soirs. […] 42Voilà l'holocauste perpétuel qui sera offert par vos descendants, à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel: c'est là que je me rencontrerai avec vous, et que je te parlerai. (Exode 29 : 38-39, 42)

 

Ces sacrifices était fait matin et soir, chaque jour de l’année. Cependant, lors des fêtes annuelles, en plus de ces sacrifices quotidiens, de nombreux autres sacrifices devaient être accomplis comme faisant partie de la célébration de ces jours de fête. Tout cela est détaillé en Lévitique 23. Enfin, pour résumer tout cela et pour montrer l’importance particulière de ces sacrifices dans la célébration de ces jours de fête, voici ce qu’il est écrit :

 

Telles sont les fêtes de l'Éternel, les saintes convocations, que vous publierez, afin que l'on offre à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu, des holocaustes, des offrandes, des victimes et des libations, chaque chose au jour fixé. (Lévitique 23 : 37)

 

Ce verset montre combien  les sacrifices et les offrandes faisaient partie intégrante de la célébration des jours de fête annuels.  

 

Autres Différences entre les Jours de Fête et le Sabbat

 

Nous avons précédemment vu que la fin de l’observance des jours de fêtes donnés à Israël ne signifiait pas également l’abolition de la nécessité d’observer le Sabbat. Nous aimerions maintenant montrer quelles sont les autres différences concernant le Sabbat et les Jours de Fêtes.

 

Premièrement, le Sabbat du septième jour fut donné à la Création. Il était, fut et continuera d’être un jour de commémoration de la Création. De part son origine, ce jour n’a aucun lien particulier avec une nation ou un groupe de personnes données, mais il a bien la même signification pour tous les peuples de la terre. Les jours de fêtes ne furent, au contraire, jamais mentionnés avant d’être donnés par Moïse à Israël. Il est important de garder à l’esprit que le Sabbat du septième jour fut institué avant même que les sacrifices d’animaux ne soient requis.

 

Deuxièmement, le Sabbat du septième jour est au nombre des Dix Commandements, énoncés par Dieu directement au peuple d’Israël (Deutéronome 5 : 5-14). A l’inverse, tous les jours de fête furent donnés par Dieu au travers de Moïse. Nous trouvons ici l’essence de l’enseignement concernant les deux lois - une loi qui fut donné par Dieu directement au peuple; l’autre, qui fut donné par Dieu au travers de Moïse. A l’ancienne Israël, celle précédant la venue du Christ, il fut déclaré ce qui suit :

 

Je ne ferai plus errer le pied d'Israël hors du pays que j'ai donné à ses pères, pourvu seulement qu'ils aient soin de mettre en pratique tout ce que je leur ai commandé et toute la loi que leur a prescrite mon serviteur Moïse. (2 Rois 21 : 8)

 

Les chrétiens d’aujourd’hui sont appelés à garder les commandements de Dieu et la foi de Jésus Christ (Révélation 14 : 12)

 

Troisièmement, le Sabbat du septième jour était parmi les commandements que Dieu grava sur les tablettes de pierre. Les Jours de  Fêtes étaient quand à eux consignés dans le Livre de la Loi de Moïse.

 

Quatrièmement, dans la toute première description originale et dans les tout premiers commandements qui nous sont donnés concernant les jours de fêtes (à l’exception de la Fête du Pain Sans Levain, Exode 12 : 15-20), les sacrifices font partie de l’observance de ces fêtes. Les sacrifices d’animaux ne furent pas ajoutés plus tard, ils faisaient partie intégrante de l’ensemble des commandements associés à ces fêtes. A l’inverse, le commandement original concernant l’observance du Sabbat ne fait nullement mention de sacrifices, et, dans les autres versets qui réitèrent ce commandement nécessaire qu’est le respect du Sabbat, il n’est fait nulle mention de sacrifices et d’offrandes. Notez bien ce qu’il est écrit en Exode 20 : 8-10, concernant le quatrième commandement, et l’avertissement donné en Isaïe 58 : 13, 14.

 

8Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. (Exode 20 : 8-10)

 

13Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, Pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, Si tu fais du sabbat tes délices, Pour sanctifier l'Éternel en le glorifiant, Et si tu l'honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, 14Alors tu mettras ton plaisir en l'Éternel, Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l'héritage de Jacob, ton père; Car la bouche de l'Éternel a parlé. (Isaïe 58 : 13-14)

 

Quand le système sacrificiel avec le tabernacle, et plus tard avec le temple, fut mis en application, il y avait effectivement des sacrifices le jour du Sabbat. Il y avait les sacrifices réguliers accompli le matin et le soir, mais aussi des sacrifices spécifiques qui devaient être accompli le jour du Sabbat  (voir Nombres 28 : 3-6, 9, 10). Ces offrandes était faite uniquement au tabernacle ou au temple comme faisant partie alors de l’observance requise du Sabbat. Cependant, le Sabbat, en tant que tel était respecté non seulement au temple, mais par le peuple d’Israël à travers tout le pays. Le peuple d’Israël n’avait pas à se rendre au tabernacle ou au temple à Jérusalem pour observer le Sabbat du septième jour. Ceci nous amène à un nouvel élément essentiel pour mieux comprendre les jours de fêtes donnés à Israël.

 

Les Jours de Fête ne peuvent être pratiqués qu’en un Lieu Désigné par Dieu

 

Les Jours de Fête annuels était si étroitement lié au système sacrificiel, qu’ils ne pouvaient être pratiqués qu’uniquement au lieu où se trouvait le tabernacle ou le temple. Trois fois dans l’année, tous les hommes d’Israël devaient se rassembler pour prendre part aux fêtes.  Ils devaient la première fois, se rassembler à la Pâque et pour la Fête des Pains Sans Levain. La seconde fois où ils se réunissaient, c’était au moment de la Pentecôte, et, la troisième fois, pour la Fête des Tabernacles. Ces instructions sont données très tôt dans le Livre de la Loi de Moïse, nous les trouvons en Exode 23 : 14-17 et de nouveau en Exode 34 : 23. Les instructions les plus complètes que nous trouvons concernant la manière dont les Fêtes doivent être pratiquées en des lieux désignés par Dieu sont en Deutéronome 16.

 

Rappelez-vous que le Livre de Deutéronome est un résumé de toutes les lois et de toutes les instructions à Israël, données de Dieu par Moïse avant que la nation d’Israël entre en Terre Promise.

 

Seulement Trois Fêtes

 

Certains auteurs dans leurs études ajoutent à ce qui est écrit dans les Saintes Écritures en décrivant sept fêtes annuelles, mais, en restant fidèles à la Parole de Dieu, nous pouvons voir qu’il n’y seulement que trois fêtes. Notez comment elles sont décrites en Deutéronome 16.

 

Premièrement : la Pâque et la Fête des Pains Sans Levain ne sont présentées dans la Bible comme n’étant qu’UNE seule et même fête. Lisez Deutéronome 16 : 1-8 et vous verrez que nulle distinction n’est faite entre la Pâque et les jours suivants appelés Fêtes des Pains Sans Levain. Ceci nous permet de mieux comprendre pourquoi il n’est parler de cette période comme n’étant qu’une seule et même fête en Marc 14 : 1 et Luc 22 : 1, 7.

 

Deuxièmement : La Fête des Semaines ou Pentecôte - Deutéronome 16 : 9-12

 

Troisièmement : La Fête des Tabernacles - Deutéronome 16 : 13-15

 

Après la description donnée de ces fêtes dans les versets précédemment cités, nous trouvons ce résumé condensé :

 

Trois fois par année, tous les mâles d'entre vous se présenteront devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira: à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l'Éternel les mains vides. (Deutéronome 16 : 16)

 

Deux Autres Observances

 

Les deux autres observances, qui étaient également des jours de sabbat annuels, consistaient en « un jour de repos, publié au son des trompettes » (Lévitique 23 : 24) au premier jour du septième mois et en un « jour d’expiation » (Lévitique 23 : 27) au dixième jour du septième mois. Il s’agissait de jours de célébration spéciale pratiquée au tabernacle ou au temple. Les hommes d’Israël n’étaient pas tenus de rassembler au lieu du tabernacle ou à Jérusalem en cette occasion. Ainsi, seul le peuple au alentour du tabernacle pouvait entendre le son des trompettes au premier jour du septième mois. On faisait alors sonner « les trompettes, en offrant [des] holocaustes et [des] sacrifices d’actions de grâces » (Nombres 10 : 10), les sacrifices ne pouvant être bien sûr offert qu’au tabernacle ou au temple. Au travers de tout le pays d’Israël, le peuple d’Israël était tenu de respecter le premier jour du septième mois comme un sabbat durant lequel il ne devait pas travailler. Ce jour n’était donc pas observé de la même manière qu’une fête.

 

Le Jour des Expiations, quand à lui, était un jour où un service spécial avait lieu pour le peuple au tabernacle. Il n’était cependant pas requis pour les israélites de se rassembler auprès du tabernacle ou du temple. Ce jour devait cependant être un sabbat, un jour chômé, où que ce soit qu’ils vivent. Ceci ne signifie pas pour autant que ce jour était en aucun cas un jour de fête à proprement parler.

 

Le Lieu où se tenaient les Trois Fêtes

 

Continuons notre étude sur le lieu spécifique où les trois fêtes devaient être observées et où elles furent observées tant qu’elles furent en application. A la lecture de Deutéronome 16 : 16, nous avons appris que ces trois fêtes devaient se dérouler « dans le lieu que choisira l’Éternel » (verset 15) - après qu’Israël soit arrivé jusqu’au pays de Canaan. Sous la direction de Josué, les hébreux chassèrent les cananéens ou les soumirent à leur domination. Quand cela fut largement accompli :

 

Toute l'assemblée des enfants d'Israël se réunit à Silo, et ils y placèrent la tente d'assignation. Le pays était soumis devant eux. (Josué 18 : 1)

 

A l’entrée du tabernacle était l’autel sur lequel les sacrifices étaient consumés par le feu. C’était, dans tout Israël, le seul endroit où des sacrifices consumés par le feu pouvaient être offerts. Quand les tribus israélites qui vivaient à l’est du Jourdain construisirent un autel comme monument, elles furent accusées d’avoir construites un autre autel pour les sacrifices. Les tribus habitant à l’ouest du Jourdain étaient prêtes à leurs déclarer la guerre pour ça, lorsque les tribus ayant construites l’autel leur expliquèrent que cet autel n’était nullement destiné à accueillir des sacrifices. Un seul autel était apte à recevoir les sacrifices destinés à Dieu comme nous le montre le livre de Josué chapitre 22 verset 19. Puisque l’observance des Jours de Fête requière des sacrifices, ces fêtes ne pouvaient être observées qu’à l’endroit où se pratiquait les sacrifices, c’est-à-dire, à l’époque, Silo.

 

Il pourrait sembler que, au moment désigné des fêtes, les sacrifices pourraient avoir été pratiqués au lieu du tabernacle ou du temple, alors que les habitants d’Israël auraient célébré les fêtes où ils se trouvaient vivre. Après tout, il en était ainsi avec le Sabbat du septième jour : des sacrifices étaient offerts pendant le Sabbat sur l’autel du tabernacle, mais les sacrifices n’étaient pas une obligation nécessaire à l’observance du Sabbat. Personne n’aurait été considéré coupable de ne pas respecter le Sabbat si il n’avait pas offert de sacrifices en ce jour. Il était essentiel pour observer le Sabbat, de s’abstenir des tâches couramment pratiquées pendant le reste de la semaine, comme l’explique avec précision le quatrième des Dix Commandements. Au contraire, les sacrifices étaient une part essentiel à la célébration des Jours de Fête, c’est tout à fait clair à la lecture du chapitre 23 de Lévitique, et notamment au verset 37.

 

De nombreux versets bibliques montrent clairement que ceux qui prenaient part à la célébration de ces fêtes annuelles se rendaient sur le lieu du tabernacle ou du temple. La première mention qui nous est faite de cela est en Juges 21. Notez tout spécialement le verset 19 :

 

Et ils dirent: Voici, il y a chaque année une fête de l'Éternel à Silo, qui est au nord de Béthel, à l'orient de la route qui monte de Béthel, à Sichem, et au midi de Lebona. (Juges 21 : 19)

 

Une étude attentive de Deutéronome 16 démontre clairement l’importance qu’avait l’endroit où devait se tenir les fêtes annuelles.

 

Les agneaux pour la Pâque ne pouvaient être sacrifiés ailleurs au monde qu’au tabernacle ou au temple.

 

5Tu ne pourras point sacrifier la Pâque dans l'un quelconque des lieux que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour demeure; 6mais c'est dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom, que tu sacrifieras la Pâque, le soir, au coucher du soleil, à l'époque de ta sortie d'Égypte. 7Tu feras cuire la victime, et tu la mangeras dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu. Et le matin, tu pourras t'en retourner et t'en aller vers tes tentes. (Deutéronome 16 : 5-7)

 

Ainsi la Pâque ne pouvait être observée que si seulement les gens se rendaient au lieu du tabernacle ou du temple, c’est-à-dire d’abord à Silo puis ensuite à Jérusalem. Il est vrai que depuis la destruction du temple, les juifs ont observés la Pâque et les autres fêtes en des endroits où ils ont vécus à tous les coins du globe. Ceci, cependant, n’est pas en accord avec les enseignements bibliques. Certains ont même continués à offrir des sacrifices d’animaux, et cela se pratique encore aujourd’hui.

 

L’Universal Jewish Encyclopedia dit ce qui suit concernant les fêtes :

 

Les Trois Fêtes de Pèlerinage (autrement connus sous le nom de Shalosh Regalim) , Pessa’h (Pâque), Shavouot (Pentecôte) et Soukkot (Tabernacles). Tout les trois sont des fêtes de la moisson et ont indubitablement fut le jour après qu’Israël fut entré en Palestine. En ces jours de fêtes, des pèlerinages étaient effectués vers les lieux sacrés et des dons sacrificiels étaient offerts en reconnaissance pour les bénédictions de la moisson (Vol. 5, page 410).

 

Toutes les descriptions faites dans la Bible de la célébration de la Pâque et des autres fêtes nous permettent de constater que ces fêtes étaient observées au lieu où était situé le tabernacle ou le temple.

 

L’un des passages les plus intéressants parlant de la célébration de la Pâque à Jérusalem est la description qui nous est faite de la coutume des parents de Jésus. Nous lisons :

 

41Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque. 42Lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête. 43Puis, quand les jours furent écoulés, et qu'ils s'en retournèrent, l'enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s'en aperçurent pas. (Luc 2 : 41-43)

 

Joseph et Marie, avec Jésus, vivait à Nazareth, un ville de Galilée dans la partie nord de la Palestine. Il leur fallait plusieurs jours pour se rendre jusqu’à Jérusalem. Mais, afin de pouvoir prendre part à la Pâque, Joseph et Marie faisaient ce voyage tout les ans. La cérémonie de la Pâque, le repas, ne durait qu’un soir, mais les parents de Jésus restaient manifestement pour la durée de la Fête des Pains Sans Levain, considérée comme faisant partie de la même fête que la Pâque. Notez qu’il est écrit, « quand les jours furent écoulés… ». 

 

Nous lisons encore au sujet de la Pâque :

 

55La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier. 56Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple: Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas à la fête? […] 12Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, (Jean 11: 55-56; 12 : 12)

 

Une fois encore nous voyons que la Pâque est désignée comme étant une fête et qu’elle se tenait à Jérusalem. La même chose est vraie de la Fête des Tabernacles comme le met en évidence Jean au chapitre 7.

 

2Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche. […] 6Jésus leur dit: Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. […] 8Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli.[…] 10Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.[…] 14Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait. (Jean 7 : 2, 6, 8, 10, 14)

 

Oui, la Fête des Tabernacles, avec ses nombreux sacrifices d’animaux, se tenait à l’endroit même où était le temple, c’est-à-dire, du temps de Jésus, Jérusalem. Afin de pouvoir prendre part à la célébration de cette fête, le peuple juif devait se rendre à Jérusalem. La raison évidente pour laquelle il y avait des gens d’autant de nations différentes à Jérusalem en Actes 2 : 5-11, c’est qu’ils étaient tous venus là pour participer à la Fête des Semaines ou Pentecôte.

 

Il n’y a pas de preuve biblique que l’Église ait pratiqué les Fêtes

 

Dans toutes les descriptions qui nous sont faites de l’église chrétienne des débuts, du livre des Actes au livre de l’Apocalypse, les Jours de Fêtes ne sont mentionnés qu’à sept reprises, et pas une seule fois il n’est mentionné que les chrétiens les aient célébrés. Étudions ces passages du Nouveau Testament un à un.

 

(1)  3Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. -C'était pendant les jours des pains sans levain. –

 

(2) 4Après l'avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l'intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. (Actes 12 : 3, 4).

 

Le livre des Actes fut écrit par Luc à une époque qui est approximativement celle de la mort de Paul. Le compte rendu donné en Actes 12 fut écrit de nombreuses années après que les évènements décrits se soient passés. Hérode tua Jacques, le frère de Jean. Il enferma ensuite Pierre en prison. Mais, c’était au moment de l’année où les Juifs célébraient la Pâque, ainsi Hérode décida de ne pas faire passer Pierre en jugement avant que ne soit terminé la Pâque. Notez l’apparente incohérence de Luc faisant référence aux « jours des pains sans levain » comme si ceux-ci précédaient la Pâque. La même apparente incohérence apparaît en Luc 22 au verset 7. Il n’y a cependant nulle erreur dans ces versets, bien au contraire, cela démontre que la Pâque et la Fête des Pains Sans Levain étaient regardées comme étant une seule et même fête. Le fait qu’Hérode est attendu la fin de la Pâque et de la Fête des Pains Sans Levain avant de faire comparaître Pierre devant le peuple juif, n’est en aucun cas une indication que les chrétiens célébraient la Pâque et la Fête des Pains Sans Levain. Luc en écrivant ce compte rendu fait référence à ce qu’Hérode et les juifs faisaient. Puisque les juifs étaient occupés à observer la Pâque, Hérode remit à plus tard le procès de Pierre. C’est tout ce que ce que l’on peut convenablement comprendre de ces versets.

 

(3) Mais il n'y consentit point, et il prit congé d'eux, en disant: Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem. Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut. Et il partit d'Éphèse.  (Actes 18 : 21)

 

Cet extrait du livre des Actes laisse penser que Paul avait projeté de participer à l’une des fêtes à Jérusalem. Dans notre étude de ce verset, nous avons tout d’abord étudié le sens du mot grec qui y est traduit par le verbe célébrer. Ce  mot est poiesai, une autre forme du mot grec poieo, qui peut avoir de nombreuses significations possible en français. Ce mot peut signifier : « faire », « rendre prêt », « exécuter ». Le mot poiesai, quand à lui, est généralement compris comme signifiant une « réalisation », une « activité ». Un tel éclaircissement permet très certainement d’élargir les sens possibles de ce verset.

 

Puisque Paul n’a jamais, d’aucune façon, enseigné que les chrétiens devraient célébrer ces fêtes, il semble alors évident qu’il voulait tout simplement se rendre à Jérusalem alors qu’une foule considérable de juifs seraient présent pour la fête. Notez également qu’il s’agit d’une autre preuve, si besoin est, que les fêtes ne devaient être célébrée qu’à Jérusalem. Cette fête n’a lieu ni à Antioche, ni à Césarée, mais uniquement à Jérusalem. Si Paul « célébra » la fête lorsqu’il se rendit à Jérusalem, ça n’a pas du être considéré comme important puisque rien de plus ne nous est dit sur le sujet. Le verset 22 nous indique ce que Paul fit lorsqu’il arriva à Jérusalem :

 

Étant débarqué à Césarée, il monta à Jérusalem, et, après avoir salué l'Église, il descendit à Antioche. (Actes 18 : 22)

 

Tout ce que Paul fit à Jérusalem fut d’aller saluer l’église. Rien ne nous est dit de l’église se rassemblant de façon spéciale ou ayant une sainte convocation afin de célébrer la fête.

 

Notez encore qu’en cette occasion, Paul ne recommanda pas à qui que se soit de se rendre à Jérusalem pour « célébrer la fête ». S’il s’agissait d’une célébration importante pour les chrétiens, il aurait été essentiel que le plus grand nombre des membres de l’église s’y rendent pour y participer. Cependant, rien ne nous est dit au sujet de l’église se réunissant à Jérusalem ou ayant célébrant cette fête d’une quelconque manière. Il est donc évident que Paul, en tant que ministre de Dieu, souhaitait seulement se rendre à Jérusalem pour prêcher la bonne nouvelle du Royaume aux juifs rassemblés alors là-bas.

 

En passant, nous pouvons remarquer également que l’intégralité de la phrase du verset 21, référant au désir de Paul de se rendre à Jérusalem pour célébrer la fête, n’apparaît pas dans les plus anciens manuscrits. Par ailleurs, ce texte n’apparaît pas dans les traductions les plus récentes de la Bible, comme la Bible en Français Courant ou la Bible du Semeur par exemple. Ce détail est important pour tout discussion sérieuse ayant trait à la compréhension du texte biblique. Il s’agit d’un ajout, effectué par le réviseur du Texte Occidental, et qui fût adopté plus tard dans le texte ecclésiastique. C’est une interpolation (comme l’est le Texte Occidental d’Actes 19 : 1), par conséquent, ce passage ne peut être utilisé comme une preuve sérieuse de la pérennité de l’observance des Jours de Fêtes dans l’église chrétienne.

 

(4) Pour nous, après les jours des pains sans levain, nous nous embarquâmes à Philippes, et, au bout de cinq jours, nous les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours. (Actes 20 : 6)

 

Une lecture attentive des versets précédents et suivants ne révèlera absolument rien concernant une observance de ces jours de fêtes par l’église. Paul était un juif et avait pratiqué la religion juive pour la plus grande partie de sa vie. Il était donc naturel pour lui de faire référence aux différentes périodes de l’année en utilisant les fêtes bien connues de ses contemporains. Bien que nous même ne célébrons pas Noël, nous pouvons très bien fait référence à tel ou tel évènement en affirmant qu’il est advenu avant ou après Noël, cela ne signifie pourtant pas que nous fêtons Noël.

 

(5) Paul avait résolu de passer devant Éphèse sans s'y arrêter, afin de ne pas perdre de temps en Asie; car il se hâtait pour se trouver, si cela lui était possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte. (Actes 20 : 16)

 

Rien ne nous est dit ici de la raison pour laquelle Paul souhaitait arriver à Jérusalem pour le jour de la Pentecôte. Les juifs observaient, bien sûr, toujours et encore cette fête à Jérusalem, comme il l’avait fait par le passé ; il aurait en ce jour, à Jérusalem, des personnes venant de nombreux pays, comme c’était le cas quand l’Esprit Saint descendit sur l’église en Actes 2. Et ainsi, il pouvait très bien avoir à l’esprit l’opportunité offerte en cette occasion de témoigner de Christ à un grand nombre de personnes.

 

Nous ne savons même pas si Paul put se rendre à Jérusalem pour cette fête, mais, s’il le fit, il n’y a nulle référence écrite qu’il ait participé aux festivités d’une façon ou d’une autre. Il est simplement dit :

 

Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie. (Actes 21 : 17)

 

Plus loin, on apprend que l’église était préoccupée, car les juifs avaient eut connaissance que Paul enseignait « à renoncer à Moïse, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes » (Actes 21 : 21). Ce que ceci nous montre est que Paul enseignait de fait que les chrétiens n’était PAS tenu de garder les coutumes et les cérémonies associées à la Loi de Moïse, les fêtes devaient certainement être inclut dans cette ensemble, sachant bien qu’elles ne pouvaient être célébrées qu’accompagner de sacrifices d’animaux.

 

(6) Un temps assez long s'était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée. (Actes 27 : 9)

 

Les références en marge, ainsi que de nombreux commentaires, parlent du jeûne ici mentionné, comme s’agissant du Jour des Expiations. C’était au mois de septembre, à la période de l’équinoxe d’automne, alors qu’il y avait probablement plus d’éventualité que se produisent des tempêtes en mer. C’était certainement un dicton commun chez les juifs d’affirmer qu’il était dangereux d’appareiller pour un voyage en mer alors que « l’époque même du jeûne était déjà passée ». Paul discute avec les autres passagers du navire (verset 10) et le voyage est décrit en des termes qui sont ceux qu’utiliseraient des marins comme on peut le noter au verset 14. Ainsi, il est simplement fait référence à un moment de l’année tel qu’il était communément appelé, et il ne s’agit en aucun cas d’une référence témoignant de la célébration du Jour des Expiations par les chrétiens. Comme nous l’avons précédemment remarqué, les chapitres 9 et 10 de l’Épître aux Hébreux indique clairement que les cérémonies et la célébration du Jour des Expiations n’a plus de raison d’être.

 

(7) Je resterai néanmoins à Éphèse jusqu'à la Pentecôte; (1 Corinthiens 16 : 8)

 

Dans le verset suivant, Paul dit qu’il va rester plus longtemps à Éphèse puisqu’une « porte grande et d’un accès efficace » lui est ouverte, très vraisemblablement pour prêcher l’évangile. La Pentecôte était bien célébré à Jérusalem, comme nous l’avons notez précédemment, mais Paul ne planifiait pas ici de se rendre à Jérusalem pour célébrer personnellement la fête. En fait, rien ne nous est dit d’une quelconque célébration de celle-ci, ou de toutes autres fêtes, par les chrétiens d’aucune des églises décrites dans le Nouveau Testament. Il s’agit encore d’une référence à un moment précis de l’année par l’utilisation d’une expression familière.

 

Ainsi donc, nous avons examiné toutes les références faites aux Jours de Fêtes en connexion avec l’œuvre et le travail de l’apôtre Paul. Il s’agit en fait des seules références historiques faites aux Jours de Fêtes que l’on puisse trouver dans le Nouveau Testament, à la suite de celles mentionnées auparavant dans les quatre Évangiles. En incluant l’adjectif historique, nous excluons les mentions faites en Colossiens 2 : 16, 17. (Le chapitre 2 de Colossiens est une question différente, qui est le thème d’un autre article d’opinion sur ce sujet. Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez obtenir ce document.) Nous n’avons trouvez absolument aucun enseignement ou exemple exhortant à célébrer aucun de ces Jours de Fêtes annuels que Dieu donna à Israël par Moïse.

 

Fête des Juifs

 

Les fêtes que Dieu donna par Moïse étaient pour le peuple de Dieu de la génération de l’Israël physique – les juifs et les gentils convertis au judaïsme. Les lois traitant des ces fêtes étaient toujours en application durant le ministère de Jésus. Il est cependant évident qu’un effort particulier est fait dans la Bible pour éviter toute confusion sur la question, en référant à ces fêtes comme étant « juives ». Notez les versets suivants :

 

La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. (John 2 : 13)

 

Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. (John 5 : 1)

 

Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. (John 6 : 4)

 

Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche. (John 7 : 2)

 

De telle versets indiquent clairement que les Jours de Fête ne faisaient pas partie du message chrétien, mais devaient être considérés comme faisant partie du judaïsme.

 

Quelle fête devons-nous célébrer ?

 

En Corinthiens 5 : 8, il est écrit : « Célébrons donc la fête,… ».

 

Quelle fête, l’apôtre Paul indique-t-il ici que, nous, en tant que chrétiens, devrions fêter ? Le seul moyen de répondre à cette question est d’étudier attentivement les versets dans lesquels cette phrase est incluse. Les recommandations de Paul commencent au verset 6. L’apôtre réprimandait l’église parce qu’elle avait permis que se pratique « l’impudicité » (verset 1) au sein de la congrégation. Il leur reproche de s’être « enflés d’orgueil » plutôt que d’avoir éprouvé de « l’affliction » face à cette situation. Paul leur donne ainsi un principe sur lequel réfléchir :

 

6C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? 7Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 8Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. (1 Corinthiens 5 : 6-8)

 

Le péché présent dans l’église était comparé à du levain. Il était demandé à l’église de Corinthe de se purger du péché et d’être une église sans tache. Christ est désormais la Pâque (l’agneau) qui fut sacrifié pour nous. Soyons ainsi certain que nous nous sommes débarrassés de toute méchanceté avant de « célébrer la fête ».

 

Bien sûr, la référence est ici à entendre au sens spirituelle plutôt qu’à entendre au sens littéral. Ce texte ne fait nulle référence à l’observance physique d’une quelconque fête, que ce soit le Repas du Seigneur ou la Fête des Pains Sans Levain, entre autres. Nous participons spirituellement au corps de Christ en acceptant Son sacrifice rédempteur pour nos péchés. Ce texte n’est pas un appel à observer une fête physiquement concrète.

 

La Valeur des Types et Illustrations

 

Il y a de nombreux types et de nombreuses illustrations dans la Bible. Leurs études sont intéressantes et profitables. L’agneau sacrificiel fut toujours une figure de Christ, l’Agneau de Dieu. Le presque sacrifice d’Isaac par Abraham est un symbole du sacrifice de Christ. L’arche que Noé construisit est un symbole de notre salut. Le voyage d’Israël dans le désert est une illustration de notre vie chrétienne. De tels types, ou illustrations, sont très intéressants et permettent d’expliquer et de mieux comprendre la Bible. Une telle explication peut être trouvée en 1 Corinthiens 10 : 1-11.  Remarquez l’usage du mot « exemple » au verset 11 et prêtez attention à l’illustration qui est ainsi dressé dans votre Bible. Ces « exemples » sont des types ou symboles et les étudier nous est profitable et d’un grand intérêt.

 

Dans l’étude biblique que nous avons menez ici, nous avons déterminé  les buts de ces fêtes tels qu’ils sont clairement établis dans la Bible. Ainsi, ces fêtes majeures étaient des commémorations par lesquelles les descendants des israélites devaient se remémorer comment Dieu avaient pris soin de leur ancêtres en les délivrant d’Égypte et  en les menant à la prospérité en Terre Promise. Ils devaient célébrer ces Jours de Fête comme « une loi perpétuelle pour [leurs] descendants ». La tâche spécial qui était celle des descendants d’Israël a prit fin avec l’arrivée du Messie, Jésus Christ, et Sa mort sacrificielle rédemptrice. Nous ferons bien si nous pratiquons ce que Christ nous a enseigné de faire - c’est-à-dire garder les commandements de Dieu - incluant le Sabbat, le baptême, l’ablution des pieds et le Repas du Seigneur-, nous abstenir de toute impureté, et vivre victorieusement en Christ. 

 

Traduction d&rs

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Lundi 2 novembre 2009


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« Quand Tu Pries… »


But de la leçon 

Confirmer qu’il y a de très nombreuses occasions de prier et témoigner des succès de la persévérance dans la prière.


 

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Mercredi 28 octobre 2009


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Devenir Parfait en Amour


But de la leçon 

Mettre l’accent sur l’importance avec laquelle Christ nous demanda d’aimer notre prochain – et plus encore notre ennemi


 

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Dimanche 18 octobre 2009


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La Loi du Talion


But de la leçon 

Améliorer notre compréhension du vrai pardon et  notre volonté de donner de nous-mêmes afin d’être capable d’aider notre prochain


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Mercredi 14 octobre 2009


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Redéfinir la Vertu


But de la leçon 

En apprendre plus quand aux chefs religieux du temps de Jésus, apprendre le sens de la vrai vertu et comment être reconnu juste aux yeux de Dieu.

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